Bonjour, 

j’ai principalement besoin d’être aidée dans la lutte pour récupérer mes filles qui sont aux mains de mon ex mari salafiste. Les services sociaux ne comprennent pas l’impact psychologique sur mes filles et les maltraitances émotionelles et la négligence qui en occure. 

 

Demande d’aide

 

La plus grande a déjà 10 ans, les femmes dans la famille de mon mari se marient à 14!!! Le temps presse. 

 

Témoignage 

 

Le début

 

Je suis une femme sur la trentaine, qui c’est convertie quand elle avait 17 ans. 

 

Depuis le début, la mosquée que je fréquentais avait comme imam un proche des frères musulmans. Il m’ont de suite poussée au mariage. Pour ne pas être contrainte, j’ai voulu choisir moi, mais j’etais jeune, naïve et sous influence. Je suis allée rencontrer le premier venu. Cet homme m’a violée le premier jour que nous nous sommes rencontrés, je suis malheureusement reste enceinte, il m’a alors contrainte à avorter et m’a manipulée religieusement pour que je me marie avec lui, en me disant que c’etait moi qui l’avait séduit car j’etais une femme. Et que tout était ma faute, l’unique possibilité pour me laver de mes péchés etait de me marier avec lui. Il me maria illégalement dans une mosquée avant mes 18 ans. 

 

Le mariage

 

Depuis le premier jour il m’a fait me sentir sale, je me suis mariée avec seulement deux témoins, pas de familles, ni d’ami. Puis dès les premiers mois, mes tuniques n’étaient plus assez longues, mes pantalons laissaient entrevoir la forme de mes jambes, les tuniques arrivairent tres tôt en dessous du genou, puis cela ne suffisait plus, je passai aux djellabas qui restait trop jolies à son gout. Je finis par porter des grandes abayas noires qui ne devaient avoir aucune décoration et un voile de couleur unie. 

 

Il fallu bientot la même année arrêter l’école, qu’il m’avait promis de me laisser finir, car la gym etait mixte et donc haram. 

 

Je me retrouvais exclue socialement, ma famille me rejettait, et mon mari decidait quelles femmes je pouvais fréquenter, ce que je devais porter, où je pouvais aller, mais surtout… il me disait quoi penser. 

 

Je finis la deuxième année par faire des crises d’angoisses de plus en plus récurrentes, car ce n’était jamais assez, j’appris à cuisiner marocain, mais cela ne suffisait pas, j’apprenais l’arabe mais cela coûtait de l’argent,…

 

puis un jour mon mari rentra et me dit, bon cela fait presque deux ans que nous sommes mariés, c’est le temps d’avoir des enfants. j’avais 19 ans et 10 mois.

 

Mon mari arreta de travailler à la naissance de ma première fille, car l’état nous garantissait des subventions. Les filles suivantes arrivaient à intervalle de deux ans pour être sûrs de continuer à prendre les prestations sociales qui nous garantissaient de pouvoir vivre de manière halal dans ce pays de mécréants qu’il disait. 

 

Je ne veux pas m’attarder sur les abus, mais mon ex mari, me menaca durant mon marriage, de mort, il mit une de mes filles dehors de la fenêtre. Il decidait de la pluie et du beau temps. Mais surtout, surtout n’aidait jamais. Je m’occupais de tout, des factures, de l’administration, des courses, de trouver des moyens pour manger et vêtir mes filles, etc. 

 

A la naissance de ma troisième fille je fis une grosse dépression, je ne voyais pas de futur pour moi dans cette situation, sans formation, sans amis et détruite psycologiquement comme j’étais. Mais je me remis sur pied et decida de prendre en main la situation.

 

Le départ

 

Je decidai de reprendre des études, et fus admise a l’université, cette année 2014-2015 fut pour moi un enfer. Tout d’un coup non seulement je devais m’occuper de tout, et aller a l’université, mais je passais mes week-ends à me faire traiter de trainée et de pute par mon mari, car j’avais choisi d’étudier l’informatique un domaine où j’avais de la facilité (je voulais être sûre de réussir mes études), mais qui etait principalement avec des hommes. Cela etait impensable pour lui qui ne voulait même pas que je salue son frère ou son père. 

 

La dépression revient, avec des pensées suicidaires de plus en plus fortes, je decidai de demander de l’aider pour partir, et allai demander de l’aide à la protection de la femme. 

 

Mais.. on me dit que sans preuves d’abus physique il serait difficile de me protéger, et que de toute facon j’aurais dû retourner trois mois plus tard dans mon appartement. On refusa de me protéger avec mes filles qui avaient 1, 3 et 5 ans. Et sous les menaces de mort de mon mari, et de m’accuser de vouloir partir faire le jihad en Syrie pour ne jamais me faire revoir mes filles. Je capitulai à prendre mes filles, car cela etait trop risqué pour moi comme pour elles si nous n’étions pas protégées correctement. 

 

Je partis un soir apres avoir été menacée au couteau, sachant qu’il ne toucherait pas les filles, car il en avait besoin pour rester en Suisse.

 

La décision judiciaire

 

Sous la menace constante, je me présentais devant le juge, pour déterminer la garde de mes filles, mon mari m’avait pris à part dans un restaurant deux jours plus tôt pour réiterer ses menaces par rapport à me faire finir en prison, ou à l’asile de fous. Le juge me dit simplement que vu que j’avais laissé les enfants avec lui, j’avais certifié à la justice que je pensais le père capable de s’en occuper. Je n’osai pas contredire ceci. Et demandai à pouvoir voir mes filles. On me donna le droit. Qui malheureusement n’arriva jamais, le père avait pour condition d’être présent durant les visites. Et me menacait constamment. Après 6 mois de menaces constantes, je decidai de m’éloigner car je n’arrivais pas à aller mieux. Je trouvais donc un travail à plus de 5 heures de trajet et une université pour étudier. Je fis les trajets pour voir mes filles régulierement pendant 6 autres mois, jusqu’à ce que plusieurs fois le père ne me laissa pas voir mes filles, car je ne voulais pas répondre à ses interrogatoires. Je renoncais donc, après qu’il aille me retrouver à l’autre bout du pays et menace au travail à tout contact. 

 

La reconstruction

 

Je ne me rendais pas compte alors, mais j’étais completement vide et détruite, mais je ne pouvais pas lâcher, car je ne pouvais pas être cet exemple là de femme pour mes filles. Celle qui s’était donné la mort à cause du désespoir (ne vous méprennez pas, j’y ai pensé plus que souvent). Pendant 2 ans je travaillai et étudai sans relâche, pour finalement obtenir un poste de travail qui me permit de trouver une certaine stabilité, avoir un suivi thérapeutique pour mon syndrome post traumatique il a été prouvé psychiatriquement que je ne suis pas malade. Je pris un avocat pour commencer un très long parcours. Depuis 2017 à ce jour je maintiens mes enfants et mon ex et lui paient même les frais d’avocat… (c’est hilarant)

 

Le début de la fin de cette galère

 

En 2018, mon mari qui refusait toujours le divorce, fut contraint de me faire voir mes filles, il accepta que cela se fasse, mais seulement sous surveillance. Il accepta 1 heure toute les 2 semaines. C’était un début… après une longue bataille judiciaire. Quelque mois plus tard des personnes vinrent me dire que mes filles étaient affreusement négligées et qu’elles grandissaient seules, et que leur père voulait partir au Kazakhstan. Je partie en panique, et cela me fit passer pour une folle devant les service sociaux qui trouvaient mes réactions exagérées. 

 

Des mois plus tard, après la découverte que effectivement mon ex avait menti aux services sociaux, qu’il y avait très certainement négligence et même peut-être violence physique. Nous repassions devant le juge c’était debut 2019…

 

On me demanda de faire le maximum pour réussir à créer un lien avec mes filles, puis vu que mon mari démolissait tous les efforts faits par les services et moi, on instaurait une curatelle. Je finis à l’hôpital en mai car on m’interdit de voir mes filles soudainement jusqu’à ce qu’ un curateur puisse être trouvé car les informations données par mon ex et moi etaient trop contrastantes. 

 

Maintenant plusieurs chose ont été prouvées, mais les services s’attendent à ce que mes filles parlent ou se reconnectent avec moi, c’est un peu comme attendre un miracle, vu que moi adulte, j’ai mis 4 ans à pouvoir en parler, et que je sais comment mon ex reussit à manipuler même les émotions avec le jeu du bien et du mal.  (halal/haram)

 

Je suis fière d’être une femme musulmane, libre, emancipée, ingénieure, et il n’est pas question que l’islamisme gagne et que mes filles doivent continuer a subir cela. 

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